Certaines conditions précises doivent être rigoureusement respectées pour sécuriser l’éligibilité au CICo :
● Agrément CICo de l’ORDC : l’organisme de recherche partenaire doit être agréé par le MESR. La demande d’agrément doit être déposée avant le 31 mars de l’année concernée ;
● Collaboration effective : le projet doit être construit autour d’un objectif défini en commun, avec une répartition des travaux, un partage des risques (scientifiques, technologiques, financiers…) et un partage des résultats. L’ORDC doit pouvoir publier librement les résultats issus de ses propres travaux réalisés dans le cadre de la collaboration ;
● Facturation au coût de revient (sans marge commerciale) par l’ORDC ;
● Déduction des aides publiques : les aides perçues par l’entreprise ou l’ORDC pour le projet doivent être déduites de l’assiette du CICo.
● Non-cumul avec le CIR : les dépenses déclarées au titre du CICo ne peuvent pas être valorisées dans le CIR.
CIR vs CICo : l’essentiel à retenir
1. Nature des dépenses
● CIR : toutes dépenses de R&D (internes ou sous-traitées)
● CICo : uniquement dépenses liées à une collaboration avec un ORDC agréé
2. Type de prestataire
● CIR : prestataires publics ou privés agréés
● CICo : uniquement organismes publics ou assimilés (ORDC) sans lien de dépendance
3. Modalités de facturation
● CIR : facturation possible avec marge
● CICo : facturation au coût de revient, sans marge commerciale
Bon à savoir
Les dépenses de R&D déclarées dans le cadre du CIR et celles déclarées au titre du CICo sont cumulées pour le calcul de certains seuils fiscaux, notamment :
● Le plafond de 100 M€ de dépenses du CIR : les dépenses CICo sont intégrées dans ce calcul ;
● Le seuil de 20 % utilisé pour le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI) : les dépenses CICo sont également prises en compte pour apprécier ce ratio.